TI : peut-on encore se priver des femmes ?
Journée internationale du droit des femmes oblige, une question se pose: peut-on se permettre d’exclure une partie importante des talents de notre société ?
Le Québec fait face depuis plusieurs années à une pénurie de talents dans certaines spécialités des technologies de l’information (TI). Et d’autres, émergentes, ont besoin d’une main-d’œuvre qualifiée pour assurer leur croissance.
Actuellement, la pénurie touche particulièrement les spécialités suivantes: développement logiciel, cybersécurité, intelligence artificielle, cloud computing. Ce sont tous des domaines essentiels pour l’innovation et la sécurité des organisations. Or, quelle place les femmes y occupent-elles ?
Les femmes : une source importante de talents sous-utilisée
Malgré leur présence croissante dans l’ensemble du marché du travail canadien, les femmes n’occupent qu’environ 35 % - et seulement 24 % au Québec ! - des rôles dans l’économie numérique, un chiffre significativement plus bas que leur part dans la population active générale.
Dans certains segments techniques plus pointus, comme le développement logiciel, ce taux chute encore plus. Par exemple, une estimation a montré que seulement 16,8 % des développeurs logiciels s’identifient comme des femmes.
Ces indicateurs montrent clairement une sous-représentation persistante des femmes dans un secteur pourtant porteur. Et ce déficit a des conséquences économiques réelles : moins de talents disponibles, moins d’innovation, et moins d’attraction internationale.
Freins à la participation des femmes
Plusieurs facteurs expliquent pourquoi les femmes s’orientent moins vers les carrières en TI ou quittent le secteur.
Évoquons tout d’abord les stéréotypes, qui veulent que les filles soient souvent moins encouragées à explorer des parcours techniques et scientifiques, créant un fossé des inscriptions en informatique ou en génie.
Évoquons aussi le manque de modèles. L’absence
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